Les 133 points du contrôle technique automobile expliqués
Que vérifie-t-on lors d'un CT ? Les 133 points classés par catégorie : freinage, éclairage, pollution, direction, carrosserie. Détail complet.

Les 133 points du contrôle technique : que vérifie-t-on exactement ?
Depuis le 20 mai 2018, le contrôle technique automobile porte sur 133 points de vérification (contre 123 auparavant). Ces points couvrent l'ensemble des organes de sécurité et de pollution du véhicule. L'examen se fait sans démontage, en 45 minutes environ. Voici ce que le contrôleur inspecte, catégorie par catégorie.
Freinage (24 points)
C'est la catégorie la plus scrutée et le premier motif de résultat défavorable. Le contrôleur mesure l'efficacité du freinage principal (avant et arrière), du frein de stationnement et vérifie l'équilibrage entre les roues. Il inspecte visuellement les disques, plaquettes, tambours, flexibles, canalisations et le maître-cylindre. Un déséquilibre de plus de 30% entre les roues d'un même essieu entraîne un résultat défavorable.
Éclairage et signalisation (21 points)
Feux de croisement, feux de route, feux de position, clignotants, feux stop, feux de recul, éclairage de plaque, antibrouillards : chaque feu est testé individuellement. Le régloscope mesure la hauteur et l'orientation des feux de croisement. Une ampoule grillée ou un réglage hors tolérance suffit pour une défaillance majeure. C'est aussi l'un des postes les plus simples à corriger avant un passage.
Émissions polluantes (8 points)
Depuis 2019, le contrôle antipollution est renforcé, en particulier pour les véhicules diesel. Le contrôleur mesure l'opacité des fumées d'échappement et la compare aux seuils fixés par le constructeur (inscrit dans la base OTC). Pour les véhicules essence, c'est le taux de CO à l'échappement qui est mesuré. Les véhicules électriques et hybrides ont ce poste adapté ou marqué non applicable selon la motorisation.
Direction (16 points)
Volant, colonne de direction, crémaillère, biellettes, rotules : le contrôleur vérifie le jeu, l'usure et le bon fonctionnement de l'ensemble du circuit de direction. Un jeu excessif dans la rotule de direction ou un soufflet de crémaillère déchiré constituent des défaillances majeures. La direction assistée (hydraulique ou électrique) est aussi vérifiée.
Visibilité (7 points)
Pare-brise, rétroviseurs (intérieur et extérieurs), essuie-glaves, lave-glace. Un impact sur le pare-brise dans le champ de vision du conducteur (zone de balayage de l'essuie-glace côté conducteur) peut entraîner un résultat défavorable. Les fissures qui partent du bord du pare-brise et mesurent plus de 30 cm aussi.
Liaison au sol : pneumatiques et suspension (17 points)
Les pneus sont vérifiés sur plusieurs critères : profondeur de sculpture (minimum légal 1,6 mm), état général (hernies, coupures, craquelures), homogénéité par essieu (pas de mélange de structures). Les amortisseurs sont testés au banc SESAM : un taux d'efficacité trop faible entraîne un résultat défavorable. Les ressorts, rotules de suspension et silentblocs sont inspectés visuellement.
Structure et carrosserie (18 points)
Châssis, longerons, plancher, soubassement : le contrôleur vérifie l'absence de corrosion perforante, de déformation structurelle et de réparation non conforme. Les points d'ancrage des ceintures de sécurité et les fixations de sièges font aussi partie de cette catégorie. Une corrosion perforante sur un longeron est une défaillance critique qui entraîne l'immobilisation immédiate du véhicule.
Autres catégories (22 points)
Le contrôle couvre aussi l'identification du véhicule (concordance plaque/carte grise, numéro VIN lisible), l'état des organes mécaniques visibles (fuites moteur, boîte, transmission), les équipements obligatoires (triangle, gilet, ceintures, airbags si le témoin est allumé) et le diagnostic EOBD (lecture des défauts moteur via la prise OBD). Le port EOBD doit être accessible et fonctionnel.
Le diagnostic EOBD est devenu un enjeu depuis 2018. Si votre voyant moteur est allumé au tableau de bord, le système EOBD signale un défaut actif. Selon la nature du code défaut, le résultat peut être défavorable. Un passage chez le garagiste pour un diagnostic avant le CT permet d'anticiper et d'éviter une mauvaise surprise le jour du contrôle.
Quels résultats possibles après les 133 points ?
Le contrôleur classe chaque défaut en trois niveaux : défaillance mineure (pas de contre-visite), défaillance majeure (contre-visite dans les 2 mois) et défaillance critique (immobilisation immédiate + contre-visite dans les 2 mois). Si aucun défaut majeur ou critique n'est trouvé, le résultat est favorable et le CT est valide pour 2 ans.
Les défaillances mineures sont inscrites sur le procès-verbal à titre informatif. Elles n'empêchent pas la validation du contrôle. En revanche, si le contrôleur repère un pneu usé à la limite du témoin, il est préférable de le remplacer avant qu'il ne devienne un motif de contre-visite au prochain passage. Le procès-verbal détaillé constitue un bon indicateur de l'état général du véhicule entre deux contrôles.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, consultez notre guide de préparation au contrôle technique et réservez votre créneau dans l'un de nos 26 centres Synapse. Un contrôle bien préparé, c'est souvent un contrôle réussi du premier coup.

Consultant en marketing local spécialisé dans l'automobile, j'accompagne les entreprises du secteur à fleurir sur le web.
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